Une ville qui s’engage pour l’égalité des genres

Constat :

« À l’origine, la suprématie du masculin sur le féminin n’est pas une chose naturelle, elle s’est construite culturellement au fil des siècles et est intégrée par les deux sexes. C’est pourquoi, lutter concrètement contre les inégalités nécessite, en premier lieu, de détricoter les croyances, les préjugés et les stéréotypes », Françoise Héritier (novembre 2013).

C’est à tort que l’on croirait Vincennes non concernée par les violences de genre et par l’invisibilisation des femmes dans la vie locale. Toutes les études nationales, chiffres du Haut Conseil à l’Egalité, comptages des collectifs et associations féministes indiquent que les violences se nichent partout sans considération sociale, familiale, d’âge, de profession.

Quelques chiffres :

En 2019, en France 151 femmes sont mortes sous les coups de leurs conjoints ou ex-conjoints. Au cours de sa vie 1 femme sur 2 a déjà subi des violences sexuelles. En 2018, 93 000 femmes ont été victimes de viol et 1 viol sur 10 seulement est condamné en justice. A peine 20% des victimes portent plainte par peur de ne pas être entendues, crues, ou par crainte des représailles.

A Vincennes, 3 rues seulement portent les noms de personnalités féminines contre 72 ayant des noms de personnalités masculines. 2 établissements portent le nom de femmes.

Notre objectif :

Faire de Vincennes une ville où l’égalité des genres est un sujet visible, où l’on interroge nos pratiques, où l’on écoute les vincennoises. Une ville faisant de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes un problème de société et non une affaire réservée à la sphère privée, une ville qui combat la persistance et la reproduction des inégalités pour promouvoir une société véritablement égalitaire. Telle est notre définition du féminisme.

 

Nos leviers d’action : 

Ratifier et appliquer la Charte européenne pour l’égalité Femmes-Hommes dans la vie locale

Cette charte date de 2006 et il est temps que Vincennes, en tant que ville européenne, s’en empare avec notamment :

  • Etablir un état des lieux dès le début de la mandature par le biais d’une consultation des citoyennes et citoyens à partir du collège pour établir un état des lieux réel de la situation (données genrées).
  • La mise en place d’un plan d’action avec une première phase de trois années, avec évaluation des politiques conduites.
  • L’attribution d’une délégation à l’égalité Femmes-Hommes » à une conseillère ou un conseiller municipal.
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