Un air moins pollué pour une santé préservée

Constat :

La pollution de l’air ambiant est un enjeu de santé publique et une préoccupation majeure des franciliens. Vincennes n’est pas épargnée. Si une part de la pollution provient d’activités et de zones géographiques éloignées, la mauvaise qualité de l’air est directement liée aux activités locales, notamment à la circulation routière et au chauffage. Les principaux effets de cette pollution sur la santé sont notamment respiratoires, cardiovasculaires et cancérigènes. Ils sont dus non seulement aux « pics de pollution » mais, plus encore, à la pollution quotidienne « de fond ». 

Quelques chiffres :

Selon Santé Publique France, la pollution de l’air est responsable de 48 000  morts chaque année et de 15 à 30% des nouveaux cas d’asthme chez l’enfant. Si le simple respect de la réglementation européenne pour les polluants règlementés réduirait de près de moitié le nombre de décès imputables à la pollution dans les grandes agglomérations, on sait aussi qu’il n’existe pas de seuil en deçà duquel il n’y a aucun risque : le plus bas niveau de pollution possible est l’objectif de prévention à atteindre.

Notre objectif :

En Île-de-France, les pollutions les plus préoccupantes sont dues à la circulation routière avec l’utilisation des moteurs thermiques, au chauffage urbain ou encore aux chantiers du BTP. Afin de garantir un air le plus sain possible, nos propositions visent, d’une part, à agir sur les différents facteurs d’émission de pollution et, d’autre part, à améliorer la prévention et l’information des Vincennois.

 

Nos leviers d’action :

Voir également nos mesures pour protéger les enfants dans le chapitre Education-Jeunesse.

Diminuer la circulation motorisée

La mesure la plus efficace pour améliorer la qualité de l’air en ville est largement connue et préconisée de longue date, elle consiste à limiter l’utilisation des moteurs thermiques dans les transports.

  • Nous proposerons une politique volontariste de limitation des véhicules à moteur en ville en soutenant et en favorisant les modes de déplacements alternatifs : marche, vélo, transport en commun… (voir chapitre « Mobilités » de ce programme).

 

S’inscrire pleinement dans la zone à faible émission du Grand Paris

Nous encouragerons et accompagnerons la mise en place de la zone à faible émission voulue par la Métropole du Grand Paris à l’intérieure de l’A86, et qui vise à réduire progressivement l’usage des véhicules à moteur thermique.

  • Pour accompagner cette transition, nous proposerons sous condition de ressources des aides à la conversion des véhicules thermiques, en complément de celles octroyées par la Métropole du Grand Paris.
  • Nous encouragerons et proposerons des alternatives à la voiture individuelle, comme l’autopartage, permettant une diminution globale de la circulation et des pollutions annexes : pneus, revêtement, freinage…

 

Informer via un Réseau de Capteurs

Pour garantir une meilleure information des citoyens, nous mettrons en place un réseau de capteurs permanents avec publication ouverte des données de pollution. A l’image de ce que Paris a déjà expérimenté, ces capteurs seront répartis dans toute la ville, en particulier à proximité des écoles. Ils permettront une information en temps réel des citoyens et une évaluation des effets des mesures mises en place.

 

Rénover le chauffage

Le chauffage est l’autre grande source de pollution de l’air en ville. Nous proposons  (voir également nos mesures dans le chapitre Energie) :

  • La sortie progressive du chauffage au fuel, particulièrement polluant et émetteur de gaz à effet de serre.
  • De faire respecter strictement l’interdiction d’utiliser des appareils de chauffage au bois à foyer ouvert pour encourager l’utilisation d’appareils plus performants et moins polluants. Si le chauffage au bois ne représente que 3% des dépenses énergétiques du territoire, il est responsable de près de 75% des émissions de microparticules polluantes.

Limiter la pollution des chantiers de BTP

Les activités des chantiers du bâtiment et des travaux publics (BTP) émettent de nombreux polluants dans l’air. L’évolution des techniques de chantier et les règlementations existantes dans certains pays, plus contraignantes qu’en France, permettent de dégager des axes d’action :

  • Nous inclurons dans tous les travaux publics des clauses contraignantes sur les émissions de polluants, parmi lesquelles la mise en place d’une surveillance de la qualité de l’air, et l’obligation de réduire les émissions tant au niveau des matériaux utilisés que des techniques de construction.
  • Nous mettrons en place une surveillance particulière des chantiers d’ampleur sur le territoire, comme celui du futur lycée à la place de la cité industrielle.

 

Limiter les allergies dues aux pollens

Depuis des années, les allergies augmentent, concernant maintenant 15 à 20% de la population française. La mauvaise qualité de l’air et le réchauffement climatique participent à cette augmentation. Pour limiter ces effets :

  • Nous ferons un bilan des espèces allergisantes présentes à Vincennes et nous choisirons les nouvelles plantations en fonction du risque moindre d’allergie.
  • Nous planterons une plus grande diversité d’espèces végétales afin de diminuer la concentration dans l’air de pollens issus d’une même essence.

Moratoire sur le déploiement des nouvelles antennes 5G

Nous ferons respecter un moratoire concernant le déploiement de nouvelles antennes relais et notamment celles de la 5G.

  • Nous appliquerons le principe de précaution en suivant les recommandations de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire) qui suggère de multiplier les études avant de déployer le réseau 5G à grande échelle afin d’avoir des données fiables sur les risques pour la santé.
  • Nous ferons appliquer la loi « Abeille » de 2015 qui permet d’exiger une simulation de l’exposition aux ondes émises par une antenne avant son implantation dans la commune.
  • Nous renforcerons et ferons appliquer réellement la « Charte relative à l’implantation des antennes relais » de Vincennes signée par les opérateurs de téléphonie, notamment en imposant que les niveaux d’émission maximum soient respectés et que les établissements sensibles (écoles, crèches…) fassent l’objet d’une attention toute particulière.
  • Nous donnerons au « Comité local de concertation sur les ondes électromagnétiques » les moyens de jouer pleinement son rôle en permettant à tous les citoyens d’y participer, en assurant la publicité de ces rapports annuels…

 

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