Le projet | L’intégral

Une agriculture locale pour une alimentation saine et bio

Constat :

Notre alimentation est au cœur de nombreuses problématiques à la fois en termes de santé publique, de protection de l’environnement et de lutte contre le réchauffement climatique. Tout l’enjeu est donc de faire évoluer notre alimentation vers des produits à la fois plus sains, plus respectueux de la planète, issus de filières bio et locales, et qui permettent aussi de renouer le lien entre agriculteurs et consommateurs.

Quelques chiffres :

Selon l’ADEME : 30% du transport de marchandises est consacré aux denrées alimentaires ; 1 kg de viande dégage 5 à 30 fois plus de CO2 qu’un kg de céréales ; les pertes et les gaspillages représentent 150 kg par personne de denrées alimentaires chaque année en France. La santé des sols est cruciale pour la sécurité alimentaire et le captage de carbone.

Notre objectif :

Nous souhaitons permettre à chacun d’avoir accès à une alimentation de qualité et à un prix raisonnable. Pour cela, nous soutiendrons un modèle agricole et alimentaire respectueux de l’environnement, qui permette aux producteurs de vivre dignement et aux Vincennois d’avoir accès à une alimentation saine.

 

Nos leviers d’action 

Une alimentation 100% bio, locale et de saison

Actuellement, le bio ne représente que 10% des denrées alimentaires dans les collèges et lycées, et moins de 50% dans les écoles maternelles et primaires, nous voulons tendre vers 100% de bio dans toutes les cantines. Pour une alimentation plus saine, respectueuse de l’environnement et moins émettrice de gaz à effet de serre, nous proposons dans toutes les cantines de la ville :

  • D’arriver au plus vite à 100% d’aliments bio.
  • D’offrir une alternative végétarienne à chaque repas (et pas seulement une fois par semaine), avec des recettes de qualité ne reposant pas uniquement sur des protéines de blé parfois mal tolérées.
  • Nous demanderons également au Département et à la Région d’augmenter la part d’aliments bio dans les cantines des collèges et lycées.

Nous nous engageons à ce que toutes ces améliorations tant qualitatives que gustatives se fassent sans augmentation du prix payé par les usagers.

 

Création d’une cuisine centrale à Vincennes pour la préparation des repas pour tous

Nous proposons de re-municipaliser toutes les cantines de la ville incluant la restauration des crèches, des écoles, les repas à domicile pour les personnes âgées… Cette mesure permettra notamment :

  • De contrôler l’approvisionnement et la confection des repas.
  • De supprimer les contenants en plastique dans lesquels sont réchauffés les repas et qui sont ensuite jetés, en anticipant ainsi l’obligation légale de 2025.
  • De diminuer le gaspillage alimentaire en adaptant les quantités servies aux besoins réels.

Partenariats avec des agriculteurs locaux

Afin de re-localiser la production agricole au plus près du lieu de vie de nos concitoyens tout en soutenant une agriculture respectueuse de la nature :

  • Nous mettrons en place un « projet alimentaire territorial » (PAT) à l’échelle du territoire, pour relocaliser la production agricole et soutenir les agriculteurs.
  • Nous développerons des partenariats avec des producteurs de la région, éventuellement en achetant des terres agricoles pour s’assurer un approvisionnement respectueux de l’environnement pour la cantine municipale.
  • Nous créerons une coopérative agricole ou nous nous associerons au projet de coopérative agricole de la Ville de Paris en préparation.

Agriculture urbaine

Le développement d’une agriculture urbaine est un autre levier pour tendre vers une plus grande autonomie alimentaire au niveau territorial. Nous proposerons donc :

  • La création de potagers communaux et l’installation de jardins partagés partout où cela est possible.
  • La mise en place de vrais projets de jardinage dans toutes les écoles, en partenariat avec le secteur associatif.

Favoriser les circuits courts d’approvisionnement

Afin de promouvoir les circuits courts et de rapprocher les producteurs agricoles et les consommateurs :

  • Nous soutiendrons l’ouverture d’un magasin de producteurs à Vincennes : un commerce géré collectivement par un ensemble de producteurs locaux et dans lequel ceux-ci vendent des produits issus de leur propre production. Ces circuits courts permettent ainsi d’assurer une totale traçabilité des produits.
  • Nous créerons un marché de produits bio et locaux un jour par semaine.
  • Nous favoriserons le développement des AMAP et des circuits courts.
  • Nous soutiendrons l’épicerie sociale et solidaire pour que tout le monde puisse avoir accès aux produits bio et de saison à moindre coût.

Engager résolument Vincennes sur la voie de la neutralité carbone

Constat :

Alors que des communes de taille comparable à la nôtre mettent en œuvre concrètement la transition énergétique en se fixant des objectifs ambitieux (territoires à énergie positive), Vincennes n’a pas encore pris la réelle mesure des enjeux et du défi climatique devant nous. Le résultat est malheureusement connu : des bâtiments énergivores (et surchauffés), des consommations non maîtrisées et des émissions de gaz à effet de serre (GES) dangereusement élevées.

Quelques chiffres :

La consommation énergétique est une source très importante d’émission de GES et de pollutions. L’énergie consommée sur Vincennes c’est : 50% de gaz naturel, 40% d’électricité (à 80% nucléaire) et 8% de produits pétroliers, utilisés notamment pour le chauffage résidentiel et les transports. Vincennes c’est presque 100% d’énergie non renouvelable importée et dépensée sans compter !

Notre objectif :

Nous engagerons résolument Vincennes sur la voie de la neutralité carbone en 2050, avec un objectif de diminution de 50% des dépenses énergétiques et en tendant vers 100% d’énergie renouvelable. Cette transition énergétique permettra de faire de Vincennes une ville plus autonome, plus résiliente, plus agréable et moins polluée, où chacun pourra vivre dans un logement économe chauffé en hiver et confortable en été.

 

Nos leviers d’action :

Un pilotage de la transition transparent et impliquant l’ensemble des acteurs (voir aussi nos propositions dans le chapitre démocratie locale) 

  • Un maire-adjoint à la transition écologique sera en charge de s’assurer la cohérence de la politique générale de la vile et des projets citoyens.
  • Une commission extra-municipale du temps long sera créée, intégrant des élus, associations, citoyens, entreprises, experts. Celle-ci représentera les intérêts des générations futures et s’assurera de l’adéquation des projets avec les enjeux écologiques et sociaux de moyen et long terme.
  • Des « médiateurs de la transition » seront chargés de sensibiliser et d’accompagner l’ensemble des citoyens et des acteurs locaux.
  • Les défis citoyens seront multipliés : famille à énergie positive, le mois sans voiture….
  • Les jeunes seront associés à la réalisation d’actions concrètes (aménagement d’espaces verts, maisons d’insectes, lutte contre le gaspillage…)..
  • Nous proposerons un accompagnement spécifique pour les entreprises, les commerçants et les artisans en raison de la complexité de la transition pour leurs activités. 

Une ville sobre en énergie

Est-il encore raisonnable de proposer une patinoire de glace extérieure alors que la température moyenne en décembre sur les 3 dernières années est de 8 °C, ou encore de surchauffer les bâtiments publics ? NON. Vincennes s’engagera pour une sobriété et une efficacité énergétique.

  • Nous renforcerons par des formations la culture éco-responsable des agents municipaux.
  • Un audit énergétique des bâtiments municipaux publics sera réalisé.
  • Toutes les dépenses énergétiques seront analysées puis rationalisées pour dégager des économies (5-10% attendu rien que par le pilotage et le suivi des consommations).
  • Nous généraliserons les équipements à basse consommation.
  • Nous veillerons à ce que toutes les manifestations organisées à Vincennes s’inscrivent dans une démarche éco-responsable.
  • Nous interdirons les terrasses chauffées.
  • Nous renforcerons les contrôles de l’interdiction d’éclairage nocturne des commerces et bâtiments tertiaires.
  • Nous lutterons contre l’installation de panneaux publicitaires numériques sur la commune.

L’investissement dans l’efficacité énergétique du bâti et la lutte contre la précarité énergétique

A Vincennes, moins de 2% du bâti est économe en énergie. C’est maintenant qu’il faut investir en rénovant le bâti, en luttant contre la précarité énergétique et les « passoires thermiques » :

  • Un plan stratégique de rénovation énergétique du patrimoine de la ville de Vincennes sera mis en œuvre.
  • Un recensement des ménages en situation de précarité énergétique sera réalisé. Ces ménages bénéficieront d’un accompagnement personnalisé pour réaliser des travaux d’isolation.
  • Vincennes mobilisera l’ensemble des partenaires (syndics de copropriétés, agence locale de l’énergie, territoire, département, région, État) pour rendre systématique la rénovation énergétique du bâti résidentiel et tertiaire. De nouveaux moyens de financement comme le tiers-financement (dispositif qui consiste à faire financer les travaux par un tiers) seront mis en place.
  • Vincennes œuvrera à la modification du cadre réglementaire existant et plaidera pour le développement d’une règlementation thermique ambitieuse dans les plans d’urbanisme.

La production et l’approvisionnement en énergie propre

La transition énergétique doit également s’appuyer sur la production d’énergie renouvelable au niveau local. Vincennes étudiera résolument l’ensemble des potentialités de production d’énergie renouvelable :

  • La géothermie et le réseau de chaleur, qui pourraient couvrir plus de 25% des besoins de chauffage actuel ; le bois énergie ; la micro méthanisation ; le solaire thermique et photovoltaïque…
  • La faisabilité d’équiper chaque bâtiment public avec des énergies renouvelables sera étudiée.
  • Les démarches citoyennes de production d’énergie renouvelable seront encouragées.
  • Nous étudierons l’inclusion d’un dispositif de production d’énergie renouvelable pour chaque construction neuve ou en rénovation.
  • Dans le cadre des marchés publics de fourniture d’énergie, nous imposerons un approvisionnement exclusivement en énergie renouvelable.
  • Le fioul, fortement émetteur de GES et très polluant, devra être totalement éradiqué d’ici 2030.

Les déplacements et la flotte des véhicules municipaux

La lutte contre le changement climatique requiert de limiter au maximum les déplacements en voiture, cette évidence s’impose à tous, y compris à la mairie !

  • Un audit des déplacements communaux sera réalisé pour identifier les sources de réduction potentielles.
  • Nous privilégierons les modes de déplacement doux : vélos, vélo-cargo, utilitaires électriques…
  • Nous convertirons les véhicules au biogaz lorsque cela est possible.
  • Le renouvellement de chaque véhicule sera interrogé et effectué exclusivement par des véhicules moins polluants

 

Des transports moins polluants au plus proche des besoins

Constat :

Les mobilités sont une des sources principales de pollutions et d’émissions de gaz à effet de serre. Alors que Vincennes, qui accueille un fort trafic local et de transit, est une ville idéalement située à proximité immédiate de Paris et de pôles d’activités où l’offre de transport en commun est déjà largement développée, trop peu de choses ont été faites pour s’associer au mouvement en cours : pour la première fois les déplacements en voiture en Île-de-France ont baissé dans la dernière décennie et de grands réseaux de vélo sont en préparation. Vincennes ne peut rester plus longtemps à l’écart de ces transformations.

Quelques chiffres :

40% des trajets quotidiens parcourus en voiture font moins de 3 km. Le transport routier compte pour près de 30 % des émissions de gaz à effet de serre en France et les déplacements sont deux fois plus polluants en milieu urbain que sur la route. Le transport routier apparaît comme le secteur prépondérant dans les émissions franciliennes d’oxydes d’azote (56%) et la deuxième source d’émission de particules fines (PM2,5 – 35%) (source Airparif). Les cartes de Bruitparif montrent aussi que le lieu de loin le plus bruyant à Vincennes est l’avenue de Paris, suivi des axes de transit (rue des Laitières, avenue du Château, avenue de la République, rue de Fontenay), suivi de plus loin des alentours de la voie RER.

Notre objectif :

Nos propositions visent à amplifier fortement le mouvement en faveur des mobilités douces et des transports en commun. Favoriser ces mobilités, c’est participer à la transition écologique globale en limitant les émissions de gaz à effet de serre, et c’est participer à la transition écologique locale en diminuant la pollution de l’air et le bruit, tout en améliorant le cadre de vie.

 

Nos leviers d’action :

Requalification de l’avenue de Paris pour la sécurité et santé de tous

L’avenue de Paris fait partie à la fois des « points noirs » pour les cyclistes et des axes prioritaires définis dans le plan « RER Vélo » proposé par le collectif vélo IdF et soutenu par la Région. C’est aussi un axe hostile pour les piétons et habitants, bruyant et pollué.

  • Nous réaménagerons l’avenue de Paris pour en diminuer la circulation routière, source de pollution de bruit et d’insécurité.
  • Nous aménagerons sur cette artère des pistes cyclables séparées des voitures complétant ainsi le « RER Vélo ».
  • Nous réaménagerons les passages piétons pour faciliter la traversée des piétons.
  • Nous limiterons la circulation automobile à une seule voie dans chaque sens.

 

Faire du quartier de la gare RER une plateforme d’interconnexion des mobilités douces et des transports

La gare RER de Vincennes est fortement fréquentée, et un point de convergence desservant un secteur géographique très large. Ces trajets en RER commencent ou se terminent à pied, en bus ou en vélo. Pourtant, l’interconnexion avec ces autres modes de transport est loin d’être optimisée.

  • Les alentours de la gare de RER et le plan de circulation des rues environnantes seront revus pour faciliter l’interconnexion entre le RER et les autres modes de transport.
  • La rue de Montreuil sera réservée aux piétons, bus et vélos.
  • Les alentours de la gare seront piétonnisés. Les bus desservant la gare s’arrêteront à proximité immédiate.
  • Une vélo-station de 400 places sera aménagée pour permettre le stationnement sécurisé des vélos aussi bien individuels que partagés.

 

Vers une meilleure desserte des quartiers Est et Ouest de Vincennes

En dépit d’une offre de transport en commun très développée à Vincennes, les quartiers Ouest et Est de notre ville ont parfois le sentiment légitime de se sentir délaissés.

  • Nous mettrons en place une navette électrique (avec chauffeur et accessible aux personnes à mobilité réduite) qui reliera les quartiers les moins bien desservis en transports en commun et le centre-ville. Nous étudierons avec nos voisins l’éventualité d’une navette intercommunale.
  • Nous soutiendrons le prolongement de ligne 1 du Métro jusqu’à Val-de-Fontenay avec une station aux Rigollots.

 

Un plan vélo pour rendre Vincennes 100% cyclable

Nous fixons comme objectif d’atteindre une part modale du vélo de 15% d’ici 2026 dans l’ensemble des déplacements de la ville (contre 4,5% actuellement). Pour cela nous engagerons une politique volontariste de soutien aux déplacements à vélo, en harmonie avec les autres modes de transport, qui se traduira par l’adoption en début de mandature d’un grand plan vélo municipal sur 5 ans, et qui comprendra :

  • Une révision du plan des pistes cyclables, actuellement trop peu nombreuses, trop peu respectées et insuffisamment entretenues. Nous aménagerons notamment des pistes ou bandes cyclables sur l’avenue de Paris et la rue de Fontenay. La cohérence avec les réseaux cyclables du département et de la région sera optimisée. Enfin, un maillage de parcours d’accès aux collèges et lycée sera mis en place.
  • L’amélioration du stationnement vélo : nous doublerons la capacité de stationnement des vélos à la gare du RER, nous soutiendrons l’aménagement dans les copropriétés de locaux vélos, nous développerons l’offre de stationnement sécurisée dans les quartiers, et le stationnement vélo près des collèges et lycées.
  • Une grande campagne d’information pour sensibiliser les cyclistes et les usagers de la route aux règles de circulation partagée, pour lutter contre la circulation sur les trottoirs des vélos, trottinettes…
  • Une aide financière pour l’achat de vélos électriques et cargo en complément de celle de la région.
  • La mise en place de services à vélo : vélo-taxis, livraison du dernier kilomètre, peu chers, conviviaux et très efficaces pour les mobilités courtes.

 

Une circulation apaisée pour des déplacements à pied plus sûrs et plus agréables

La marche est de loin le premier mode de déplacement en ville. Pourtant notre ville est encore largement organisée pour et autour de la voiture individuelle laissant souvent une place congrue aux piétons.

  • Nous étendrons les zones 30 à tout Vincennes et multiplierons les « zones de rencontre », zones où les véhicules sont limités à 20 km/h et où la priorité est donnée aux piétons.
  • Nous reverrons le plan de circulation de Vincennes pour que le trafic de transit ne passe plus par les petites rues de desserte locale.
  • Nous agirons pour un meilleur respect des limitations de vitesse : meilleure signalisation, meilleur contrôle, radars pédagogiques…
  • Nous proposons de réserver plusieurs rues entièrement aux piétons ; l’accès aux riverains et aux véhicules essentiels et personnes à mobilité réduite y sera bien sûr maintenu.
  • Nous généraliserons les «rues scolaires» (fermées aux heures d’ouverture et de fermeture des écoles), nous mettrons en place des pédibus et vélobus pour les trajets scolaires, nous réaménagerons les carrefours les plus dangereux de la ville.

 

Soutien aux véhicules partagés et aux véhicules les moins polluants

Un plan de soutien aux services de véhicules partagés sera mis en place : attribution de places de stationnement, tarifs spéciaux de stationnement, installation de bornes électriques dédiées.

Les SUV sont par ailleurs une catastrophe d’un point de vue environnemental et ruinent tous les efforts entrepris pour limiter les rejets de CO2. Pour en limiter l’usage, nous appliquerons un tarif du stationnement résidentiel ou rotatif en fonction du poids du véhicule, de sa cylindrée ou de ses rejets de CO2.

 

Repenser la livraison

L’e-commerce explose dans les grandes villes et la livraison des colis entraine congestion des routes et pollution urbaine. Il devient indispensable d’organiser la livraison du dernier kilomètre.

  • Après concertation avec les professionnels, nous limiterons les horaires autorisés à la livraison des colis.
  • Nous mettrons en place une plateforme de livraison municipale (hôtel logistique mixte) : les livreurs livrent à la plateforme et la livraison du dernier kilomètre est assurée par un service qui mutualise les déplacements de préférence en vélo cargo ou à pied. 

Faciliter les déplacements des personnes à mobilité réduite

Nous réaliserons un audit des déplacements des personnes handicapées dans la ville, en collaboration avec les associations et les personnes concernées. Une expertise d’usage et des mises en situations réelles seront privilégiées.

  • Suite à cet audit, nous reverrons si nécessaire les aménagements de trottoir et carrefours ainsi que les services locaux de transport pour une mise en cohérence de la chaine de déplacement.
  • Nous poursuivrons la mise en œuvre de l’Ad’hap (agenda d’accessibilité programmé) pour être conforme à la loi et rendre 100% des bâtiments publics accessibles à tous types de handicaps (visuel, sensoriel, psychique …).
  • Nous réserverons plus de place de stationnement aux personnes à mobilité réduite.

 

Un air moins pollué pour une santé préservée

Constat :

La pollution de l’air ambiant est un enjeu de santé publique et une préoccupation majeure des franciliens. Vincennes n’est pas épargnée. Si une part de la pollution provient d’activités et de zones géographiques éloignées, la mauvaise qualité de l’air est directement liée aux activités locales, notamment à la circulation routière et au chauffage. Les principaux effets de cette pollution sur la santé sont notamment respiratoires, cardiovasculaires et cancérigènes. Ils sont dus non seulement aux « pics de pollution » mais, plus encore, à la pollution quotidienne « de fond ». 

Quelques chiffres :

Selon Santé Publique France, la pollution de l’air est responsable de 48 000  morts chaque année et de 15 à 30% des nouveaux cas d’asthme chez l’enfant. Si le simple respect de la réglementation européenne pour les polluants règlementés réduirait de près de moitié le nombre de décès imputables à la pollution dans les grandes agglomérations, on sait aussi qu’il n’existe pas de seuil en deçà duquel il n’y a aucun risque : le plus bas niveau de pollution possible est l’objectif de prévention à atteindre.

Notre objectif :

En Île-de-France, les pollutions les plus préoccupantes sont dues à la circulation routière avec l’utilisation des moteurs thermiques, au chauffage urbain ou encore aux chantiers du BTP. Afin de garantir un air le plus sain possible, nos propositions visent, d’une part, à agir sur les différents facteurs d’émission de pollution et, d’autre part, à améliorer la prévention et l’information des Vincennois.

 

Nos leviers d’action :

Voir également nos mesures pour protéger les enfants dans le chapitre Education-Jeunesse.

Diminuer la circulation motorisée

La mesure la plus efficace pour améliorer la qualité de l’air en ville est largement connue et préconisée de longue date, elle consiste à limiter l’utilisation des moteurs thermiques dans les transports.

  • Nous proposerons une politique volontariste de limitation des véhicules à moteur en ville en soutenant et en favorisant les modes de déplacements alternatifs : marche, vélo, transport en commun… (voir chapitre « Mobilités » de ce programme).

 

S’inscrire pleinement dans la zone à faible émission du Grand Paris

Nous encouragerons et accompagnerons la mise en place de la zone à faible émission voulue par la Métropole du Grand Paris à l’intérieure de l’A86, et qui vise à réduire progressivement l’usage des véhicules à moteur thermique.

  • Pour accompagner cette transition, nous proposerons sous condition de ressources des aides à la conversion des véhicules thermiques, en complément de celles octroyées par la Métropole du Grand Paris.
  • Nous encouragerons et proposerons des alternatives à la voiture individuelle, comme l’autopartage, permettant une diminution globale de la circulation et des pollutions annexes : pneus, revêtement, freinage…

 

Informer via un Réseau de Capteurs

Pour garantir une meilleure information des citoyens, nous mettrons en place un réseau de capteurs permanents avec publication ouverte des données de pollution. A l’image de ce que Paris a déjà expérimenté, ces capteurs seront répartis dans toute la ville, en particulier à proximité des écoles. Ils permettront une information en temps réel des citoyens et une évaluation des effets des mesures mises en place.

 

Rénover le chauffage

Le chauffage est l’autre grande source de pollution de l’air en ville. Nous proposons  (voir également nos mesures dans le chapitre Energie) :

  • La sortie progressive du chauffage au fuel, particulièrement polluant et émetteur de gaz à effet de serre.
  • De faire respecter strictement l’interdiction d’utiliser des appareils de chauffage au bois à foyer ouvert pour encourager l’utilisation d’appareils plus performants et moins polluants. Si le chauffage au bois ne représente que 3% des dépenses énergétiques du territoire, il est responsable de près de 75% des émissions de microparticules polluantes.

Limiter la pollution des chantiers de BTP

Les activités des chantiers du bâtiment et des travaux publics (BTP) émettent de nombreux polluants dans l’air. L’évolution des techniques de chantier et les règlementations existantes dans certains pays, plus contraignantes qu’en France, permettent de dégager des axes d’action :

  • Nous inclurons dans tous les travaux publics des clauses contraignantes sur les émissions de polluants, parmi lesquelles la mise en place d’une surveillance de la qualité de l’air, et l’obligation de réduire les émissions tant au niveau des matériaux utilisés que des techniques de construction.
  • Nous mettrons en place une surveillance particulière des chantiers d’ampleur sur le territoire, comme celui du futur lycée à la place de la cité industrielle.

 

Limiter les allergies dues aux pollens

Depuis des années, les allergies augmentent, concernant maintenant 15 à 20% de la population française. La mauvaise qualité de l’air et le réchauffement climatique participent à cette augmentation. Pour limiter ces effets :

  • Nous ferons un bilan des espèces allergisantes présentes à Vincennes et nous choisirons les nouvelles plantations en fonction du risque moindre d’allergie.
  • Nous planterons une plus grande diversité d’espèces végétales afin de diminuer la concentration dans l’air de pollens issus d’une même essence.

Moratoire sur le déploiement des nouvelles antennes 5G

Nous ferons respecter un moratoire concernant le déploiement de nouvelles antennes relais et notamment celles de la 5G.

  • Nous appliquerons le principe de précaution en suivant les recommandations de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire) qui suggère de multiplier les études avant de déployer le réseau 5G à grande échelle afin d’avoir des données fiables sur les risques pour la santé.
  • Nous ferons appliquer la loi « Abeille » de 2015 qui permet d’exiger une simulation de l’exposition aux ondes émises par une antenne avant son implantation dans la commune.
  • Nous renforcerons et ferons appliquer réellement la « Charte relative à l’implantation des antennes relais » de Vincennes signée par les opérateurs de téléphonie, notamment en imposant que les niveaux d’émission maximum soient respectés et que les établissements sensibles (écoles, crèches…) fassent l’objet d’une attention toute particulière.
  • Nous donnerons au « Comité local de concertation sur les ondes électromagnétiques » les moyens de jouer pleinement son rôle en permettant à tous les citoyens d’y participer, en assurant la publicité de ces rapports annuels…

 

Une ville exemplaire en matière de gestion des déchets et d’économie circulaire

Constat :

Sur la question des déchets, Vincennes n’est clairement pas à la hauteur : pas de poubelles de tri dans l’espace public, pas de solution de collecte de bio déchets centralisée, des poubelles qui débordent, des déchets qui s’envolent, des mégots partout et le degré zéro de l’économie circulaire… La ville ne peut se retrancher plus longtemps derrière le transfert partiel de compétences vers le territoire pour se complaire dans l’inaction.

 Quelques chiffres :

Tout bien ou emballage produit contribue au réchauffement climatique et est générateur de déchets. A l’échelle mondiale, 62% des émissions de gaz à effet de serre sont rejetées lors de l’extraction, du traitement et de la fabrication de biens et pourtant seul 9% des 92,8 milliards de tonnes de minéraux, de combustibles fossiles, de métaux et de biomasse qui entrent dans l’économie sont réutilisés chaque année.

Notre objectif :

La municipalité peut et doit à son niveau faire preuve de volontarisme en la matière afin de réduire, réutiliser ou valoriser au maximum l’ensemble des déchets produits sur la commune par l’ensemble de ses acteurs. Municipalité, particuliers, entreprises, nous sommes tous concernés et tous nous pouvons agir en amont en adaptant nos comportements pour faire de Vincennes une ville zéro déchet à l’avant-garde de l’économie circulaire !

 

Nos leviers d’action :

Une mairie exemplaire avec un objectif zéro déchet !

Dès le début de la mandature, nous lancerons un audit pour mesurer l’ensemble des déchets produits par les activités de la mairie afin d’identifier toutes les sources de réduction possibles et mettrons en œuvre un plan pluriannuel :

  • En formant les personnels de la mairie à l’économie circulaire.
  • En remettant à plat la politique achat de la ville (règle de gestion imposant l’achat de produits labellisés « Ecolabel » et la certification ISO-14001 des entreprises partenaires) et prenant en compte le bilan environnemental global.
  • En menant une chasse au plastique systématique et en supprimant les emballages et suremballages.
  • En privilégiant le bois et les matériaux durables pour tous les nouveaux équipements de la ville.
  • En luttant contre le gaspillage alimentaire.

 

Un grand plan propreté pour Vincennes

Poubelles de rue qui débordent, déchets qui s’envolent, mégots omniprésents, quel exemple pour les jeunes générations ! Pour rétablir la propreté à Vincennes, nous mettrons en œuvre un plan propreté qui passera par :

  • L’augmentation du nombre de poubelles là où cela est nécessaire en ciblant en particulier les parcs de la ville et les aires de jeux pour enfants.
  • L’adaptation des rythmes de collecte en fonction des besoins réels.
  • La généralisation sur l’ensemble du territoire des poubelles de tri dans l’espace public.
  • La lutte contre les mégots dont la persistance dans l’environnement est une véritable plaie : généralisation des cendriers dans l’espace public (sur les lampadaires et non uniquement sur les poubelles), obligation pour les cafetiers de fournir un cendrier sur chaque table, obligation pour les entreprises de prévoir un cendrier collectif pour le personnel et/ou les clients.
  • L’adoption de mesures de sensibilisation pour tous les publics.
  • La révision complète des lieux, dates et heures d’accès aux déchetteries mobiles pour être plus en phase avec les besoins réels des Vincennois (actuellement aucune collecte le week-end pour les quartiers est !).

 

La création d’une véritable ressourcerie

Afin d’accompagner l’ensemble des Vincennois dans la démarche de l’économie circulaire, nous créerons une véritable ressourcerie à Vincennes dont les missions engloberont :

  • La récupération, la réparation et la revente d’objets, pour leur donner une deuxième vie.
  • L’organisation d’ateliers de formation et de sensibilisation, pour valoriser et transmettre les savoir-faire, en particulier ceux de nos ainés.
  • Le partage d’outils et de bonnes pratiques pour limiter notre impact carbone.

 

Le tri à la source et la valorisation des biodéchets

De nombreux gisements de biodéchets demeurent inexploités à l’échelle de la ville alors qu’une fois collectés ils peuvent devenir une source de production d’énergie renouvelable. En lien avec le territoire, nous œuvrerons donc à la mise en place systématique de la collecte et de la valorisation des biodéchets :

  • Le compostage collectif en pied d’immeuble sera encouragé (mise à disposition de broyat et de broyeurs de végétaux) ; nous installerons des bacs de collecte en divers endroits de la ville pour offrir à chaque habitant une solution de tri pour les déchets organiques.
  • Une collecte de l’ensemble des bio-déchets produits par les espaces verts de la ville, la restauration collective, les commerçants et les entreprises vincennoises sera systématisée.
  • L’ensemble des bio-déchets collectés fera ensuite l’objet d’une valorisation par compostage et/ou méthanisation (production de biogaz).

 

Vers une tarification incitative pour la collecte et le traitement des déchets

En lien avec le territoire, nous étudierons la possibilité de mettre en place une redevance incitative pour la collecte des déchets. 

Il est en effet plus efficace de responsabiliser les ménages pour encourager des pratiques plus vertueuses en matière de réduction et de tris des déchets : le tri des emballages légers augmente de 30% et les ordures ménagères diminuent de -20 à -50%. En habitat collectif, différentes solutions techniques sont envisageables pour rendre possible une tarification incitative (dispositif d’apports volontaires avec des technologies de comptabilisation et d’identification de l’habitant ; bacs collectifs équipés de puces…).

 

L’accompagnement des commerçants et entreprises vincennois

Parce qu’à l’échelle de la commune les déchets produits par les commerçants et les entreprises constituent un gisement important, nous les accompagnerons sur la voie du zéro-déchet :

  • En améliorant et généralisant la charte zéro déchet.
  • En améliorant le respect des réglementations applicables en matière de tri et de déchets.
  • En encadrant les manifestations sur le territoire de la commune et en bannissant l’usage du plastique et de tout ce qui est susceptible de présenter un risque de pollution de l’environnement (confettis, paillettes etc…).
  • En travaillant avec les commerçants pour diminuer les emballages à la source, en particulier les plastiques.
  • En favorisant l’implantation de commerces zéro emballage et de vente en vrac pour que les Vincennois puissent plus facilement s’engager dans la démarche zéro-déchet.

 

Une ville plus solidaire et généreuse envers les plus démunis

Constat :

Si la population de Vincennes est globalement aisée, la précarité sociale et numérique n’épargne cependant pas notre ville. De par sa situation, Vincennes accueille également sur son territoire des publics très défavorisés auxquels 

Quelques chiffres :

Les écarts de revenus sont plus importants à Vincennes que la moyenne française et si le taux de pauvreté y est inférieur, il dépasse néanmoins les 8%. On estime à 150 le nombre de sans-abris vivant dans le bois de Vincennes.

Par ailleurs, la difficulté à maitriser les outils numériques est devenue un facteur d’exclusion majeur dans notre société : en effet 26% des Françaises et Français sont touchés, et 40% des publics en précarité sociale sont en difficulté numérique.

Notre objectif :

Nous mettrons en œuvre des politiques ciblées en direction des plus démunis, pour que personne ne soit tenu à l’écart et que tout le monde puisse accéder dans des conditions dignes à des soins de qualité, à une alimentation saine, au minimum vital « eau et énergie » et aux services numériques essentiels.

 

Nos leviers d’action :

Rendre l’espace public bienveillant pour les sans-abris

Nous mettrons en place une politique d’accompagnement des sans-abris reposant sur :

  • L’installation de casiers solidaires à destination des personnes sans-abris. Ces casiers répondent à un besoin essentiel, en permettant de mettre à l’abri les affaires dans un endroit sécurisé et accessible sur la voie publique 24h/24.
  • L’élaboration en amont d’une stratégie intégrée de lutte contre le sans-abrisme en s’assurant constamment de la prise en compte des publics les plus défavorisés dans les politiques communales.
  • La création de douches publiques et d’un centre municipal de santé pour les sans-abris.

 

Accès aux soins

Afin de garantir l’accès aux soins des Vincennois les plus démunis, la ville mettra en place des mesures fortes :

  • Nombre de personnes ignorent leurs droits d’accès aux dispositifs de prise en charge médicale, nous renforcerons donc la promotion de ces droits pour que l’ensemble des bénéficiaires potentiels jouissent d’un accès effectif.
  • A l’instar d’autres communes, nous étudierons l’opportunité de mettre en place une mutuelle municipale de santé, ouverte à tous les habitants de Vincennes et aux travailleurs indépendants exerçant sur la commune.
  • Au vu de la démographie des professions médicales et paramédicales, nous serons attentifs à la problématique de l’accès aux professionnels de santé pour tous les Vincennois et nous mettrons tout en œuvre pour inciter les professionnels à rester ou à s’installer à Vincennes.

 

Accueil solidaire des migrants

Les collectivités territoriales peuvent jouer un rôle déterminant dans les parcours des exilés, dès leur arrivée sur leur territoire, en créant des liens entre les structures d’accompagnement publiques et associatives, tout en facilitant l’orientation et l’information fiable :

  • Vincennes s’engage à mettre en place un point d’accueil et un livret d’accueil permettant de mettre en lien les acteurs de l’accueil sur le territoire. De manière générale, nous assurerons l’accès aux droits et aux dispositifs d’accueil et d’accompagnement de la commune à toutes les personnes migrantes de façon inconditionnelle.
  • Vincennes adhérera à l’Association Nationale des Villes et Territoires Accueillants (ANVITA) et assurera un service de domiciliation efficace afin de permettre aux personnes migrantes d’avoir accès à leur droit et notamment à l’Aide Médicale d’Etat.

  

Lutte contre la précarité numérique

L’accès au numérique est devenu une dimension essentielle de la vie sociale sous toutes ses formes et de l’exercice des droits. Afin que personne ne soit tenu à l’écart :

  • Nous organiserons des formations et participerons, sous conditions de ressources, à l’achat d’un ordinateur pour les foyers qui en sont démunis ainsi qu’au financement de la connexion internet haut débit.
  • Ces dispositifs seront particulièrement orientés vers les seniors.

Pour une véritable épicerie sociale et solidaire

De récents rapports parlementaires ont dressé un constat alarmant sur les conséquences en termes de santé de l’alimentation des plus démunis. Dans le cadre des partenariats que la ville passera avec des agriculteurs (voir le chapitre Alimentation-Agriculture), Vincennes se dotera d’une véritable épicerie sociale et solidaire municipale pour qu’une alimentation de qualité soit proposée aux plus démunis.

 

 

 

 

 

Une relation élus-citoyens renouvelée, pour une gouvernance partagée, transparente et démocratique.

Constat :

La ville de Vincennes est gérée depuis 20 ans par une équipe très peu renouvelée, au fonctionnement opaque et avec une volonté de contrôle sans véritable participation citoyenne ni de l’opposition. On peut citer pêle-mêle : des relations avec les habitants sur le mode de la simple information ; des pseudo consultations, par exemple sur la semaine scolaire de 4 jours ; l’absence de conseil de quartier et l’impossibilité pour les habitants de nationalité étrangère de participer à la vie de la cité ; un journal sans réel débat et avec deux petites pages réservées à l’opposition ; un conseil municipal « verrouillé » ; une grande difficulté à trouver des données publiques sur la ville…

Notre objectif :

Pour un lien citoyens-élus rénové, pour que les citoyens puissent s’impliquer dans les choix impactant leur vie plus souvent qu’à travers les seules élections, nous proposons de renforcer la démocratie participative. Il s’agit d’aller bien au-delà de l’organisation de consultations citoyennes. Notre proposition vise à faciliter les initiatives citoyennes, en offrant aux habitants la possibilité de connaître, contrôler, proposer, décider et mettre en œuvre des actions publiques. Il s’agit aussi d’impliquer tous les habitants, y compris les jeunes et les citoyens de nationalité étrangère.

 

Nos leviers d’action :

Un budget participatif ouvert à tous les citoyens vincennois âgés de plus de 11 ans

De nombreuses villes, de couleurs politiques différentes, proposent un budget participatif, levier majeur de démocratie et d’implication citoyenne. Les habitants peuvent ainsi soumettre choisir et décider directement certaines actions les concernant :

  • Sur la durée du mandat, le budget participatif portera sur des projets d’intérêts généraux à hauteur de 10 millions d’euros sur 6 ans, dont une partie sera dirigée vers chacun des quartiers de la ville.
  • L’ensemble des habitants de plus de 11 ans, quelle que soit leur nationalité, pourra proposer des projets.
  • Après vérification par les services techniques de la faisabilité, et de l’absence de conflit avec la politique de transition écologique, les projets seront soumis au vote des Vincennois.

 

Des jurys citoyens pour analyser et décider sur certains enjeux complexes

Nous miserons sur l‘intelligence collective et la collaboration en mettant en place des jurys citoyens qui participeront à la codécision sur des sujets les impliquant directement :

  • Ces assemblées temporaires seront formées de 20 citoyennes et citoyens tirés au sort sur les listes électorales.
  • Pour représenter tous les habitants de Vincennes, y compris ceux non-inscrits sur les listes électorales, un appel à volontariat sera effectué pour compléter le jury.
  • Le jury sera consulté sur des questions qui méritent une analyse approfondie et impliquent directement les citoyens, par exemple la cité industrielle, les rythmes scolaires ou le transfert du cinéma.
  • Afin d’assurer un avis éclairé, les jurys seront formés et informés par tous moyens sur le sujet traité. La procédure (conférences, débats, entretiens) sera publique.
  • La mise en œuvre des décisions prises sera co-construite avec le conseil municipal.

 

Des conseils de quartier pour faciliter l’information, la consultation et la concertation des habitants et acteurs de la vie de quartier

Nous créerons de vrais conseils de quartier, lieux d’information, de débat et de proposition sur la politique de la Ville, dans la lignée des 1500 conseils existant déjà en France et qui regroupent conseillers municipaux, représentants d’associations, commerçants, habitants.

  • Les relations avec la mairie seront assurées par des conseillers référents par quartier.
  • Le conseil de quartier pourra demander l’inscription d’une question à l’ordre du jour du conseil municipal.
  • Il sera impliqué dans l’animation et la gestion des budgets participatifs.

 

Une plateforme « civic tech » pour des données ouvertes et une participation citoyenne

Parce que chaque citoyen a le droit à une information claire et transparente, un portail de l’information municipal sera créé, dans une logique de gouvernance ouverte, pour inciter au contrôle et à la participation citoyenne.

  • Il permettra de diffuser sous la forme de données ouvertes de nombreuses informations relatives à la commune : délibérations du conseil municipal, budget détaillé…
  • Il regroupera également les informations sur la commune produites par différents acteurs publics ou associatifs : INSEE, Airparif, Bruitparif, Institut Paris Région…
  • Il sera aussi utilisé comme plateforme d’expression de volontés d’initiatives citoyennes, permettant la mise en relation des citoyens concernés par des sujets proches.
  • Il hébergera les bases de données sur les balises numériques présentes dans l’espace public pour décrire l’accessibilité du territoire nécessaires aux nouvelles applications pour les personnes handicapées.

 

Une maison citoyenne, lieu de rencontre et incubateur d’idées

Parce que la démocratie se nourrit de contacts humains, de relations interpersonnelles pas uniquement numériques, un lieu de rencontre, d’échange, ouvert à tous, sera créé.

  • Ce lieu sera un facilitateur d’idées et d’initiatives citoyennes.
  • Il sera conçu comme un tiers-lieu, à la fois café, espace de coworking, espace d’aide à l’accès au numérique, salle de réunion citoyenne…
  • Il sera aussi une «maison de la transition écologique».

 

Une information municipale enrichie, accessible à tous et un conseil municipal laissant place au débat

Parce qu’une vraie démocratie se construit dans le débat contradictoire et dans la transparence…

  • Nous augmenterons la place allouée aux tribunes de l’opposition dans le mensuel « Vincennes Info » et organiserons une double-page ‘débat’ où les avis contradictoires pourront s’exprimer.
  • Nous rendrons le site internet de la ville accessible aux mal-voyants et nous développerons les documents municipaux en « Facile à lire et à comprendre ».
  • Le règlement intérieur du conseil municipal permettra à l’opposition de faire une proposition portée à l’ordre du jour et soumise au vote.
  • Nous garantirons plus de transparence dans tous les organismes municipaux et para-municipaux (Société d’économie mixte Vincem, HLM, CCAS…) en associant systématiquement des citoyens et des membres de l’opposition à leur gestion.

 

Un service municipal dédié à la gestion des dispositifs de citoyens

Pour faire vivre la démocratie locale, une implication des élus et des services sont nécessaires. 

  • Un adjoint délégué à la démocratie locale et à la vie des quartiers, avec un adjoint référent par quartier.
  • Un service de trois médiateurs à la démocratie locale et la citoyenneté sera mis en place.

 

Un maire-adjoint à la transition écologique sera en charge de s’assurer de la cohérence de la politique générale de la ville et des projets citoyens

Afin d’apporter un regard transverse écologique sur toutes les actions de la mairie, afin de garantir que les décisions prises soient cohérentes entre elles et ne soient pas uniquement guidées par des contraintes de court-terme :

  • Nous désignerons un premier adjoint à la transition énergétique.
  • Celui-ci sera assisté par des services techniques et un directeur général des services adjoints qui piloteront la transition.
  • Ils organiseront un audit carbone de la ville qui permettra d’identifier les mesures pertinentes et, renouvelé tous les 3 ans, un suivi des actions. Ils s’assureront de la cohérence de l’ensemble des actions menées par la ville.

 

Plus de démocratie territoriale

Un nombre croissant de compétences sont à présent gérées et administrées au niveau des intercommunalités dont Vincennes fait partie : Territoire « Paris Est Marne et Bois » ou Métropole du Grand Paris (MGP).

  • Nous organiserons un débat annuel, ouvert à tous, sur le rapport d’activité du Président du Territoire et les conseillers territoriaux feront des comptes rendus réguliers sur leurs activités.
  • Nous ajouterons dans le journal « Vincennes Info » un espace dédié à l’information sur l’action du Territoire « Paris Est Marne et Bois ».
  • Des réunions thématiques réunissant régulièrement les élus intercommunaux et communaux seront organisées afin d’identifier et de porter des projets communs ou en coopération.

 

Une ville qui s’engage pour l’égalité des genres

Constat :

« À l’origine, la suprématie du masculin sur le féminin n’est pas une chose naturelle, elle s’est construite culturellement au fil des siècles et est intégrée par les deux sexes. C’est pourquoi, lutter concrètement contre les inégalités nécessite, en premier lieu, de détricoter les croyances, les préjugés et les stéréotypes », Françoise Héritier (novembre 2013).

C’est à tort que l’on croirait Vincennes non concernée par les violences de genre et par l’invisibilisation des femmes dans la vie locale. Toutes les études nationales, chiffres du Haut Conseil à l’Egalité, comptages des collectifs et associations féministes indiquent que les violences se nichent partout sans considération sociale, familiale, d’âge, de profession.

Quelques chiffres :

En 2019, en France 151 femmes sont mortes sous les coups de leurs conjoints ou ex-conjoints. Au cours de sa vie 1 femme sur 2 a déjà subi des violences sexuelles. En 2018, 93 000 femmes ont été victimes de viol et 1 viol sur 10 seulement est condamné en justice. A peine 20% des victimes portent plainte par peur de ne pas être entendues, crues, ou par crainte des représailles.

A Vincennes, 3 rues seulement portent les noms de personnalités féminines contre 72 ayant des noms de personnalités masculines. 2 établissements portent le nom de femmes.

Notre objectif :

Faire de Vincennes une ville où l’égalité des genres est un sujet visible, où l’on interroge nos pratiques, où l’on écoute les vincennoises. Une ville faisant de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes un problème de société et non une affaire réservée à la sphère privée, une ville qui combat la persistance et la reproduction des inégalités pour promouvoir une société véritablement égalitaire. Telle est notre définition du féminisme.

 

Nos leviers d’action : 

Ratifier et appliquer la Charte européenne pour l’égalité Femmes-Hommes dans la vie locale

Cette charte date de 2006 et il est temps que Vincennes, en tant que ville européenne, s’en empare avec notamment :

  • Etablir un état des lieux dès le début de la mandature par le biais d’une consultation des citoyennes et citoyens à partir du collège pour établir un état des lieux réel de la situation (données genrées).
  • La mise en place d’un plan d’action avec une première phase de trois années, avec évaluation des politiques conduites.
  • L’attribution d’une délégation à l’égalité Femmes-Hommes » à une conseillère ou un conseiller municipal.

 

 

 

 

Lutte contre les stéréotypes de genre et prévention des violences de genre tout au long de l’enfance en milieu d’enseignement, loisir et culturel

Parce que le changement de société s’ancre dans l’éducation :

  • Interventions en milieu scolaire (partenariat avec des associations, acteurs/actrices du milieu culturel).
  • Formation des encadrantes et encadrants.
  • Campagne de sensibilisation par affichage ou film réalisés par les collégien.nes, lycéen.nes eux même.
  • Création d’évènements spécifiques autour de la journée internationale du droit des femmes (8 mars), de la journée internationale contre l’homophobie (17 mai), journée internationale des filles (11 octobre),
    journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes (25 novembre).

 

Penser un espace public égalitaire

Permettre aux femmes de se réapproprier l’espace public :

  • Aménagement et Mobilier urbain adapté aux femmes comme aux hommes.
  • Permettre aux femmes de se réapproprier l’espace public à toute heure du jour et de la nuit et s’y sentir en sécurité.
  • Associer les femmes et les hommes de manière égalitaire et paritaire dans la vie politique et démocratique locale.
  • Interdire l’affichage des publicités à connotation sexiste dans Vincennes.
  • Féminiser les fonctions et les documents administratifs et supprimer les marques de sexisme dans les documents administratifs.
  • Prendre en compte, dans la politique de la petite enfance, de l’articulation des temps de vie des femmes et des hommes.
  • Donner un nom de femme à la Médiathèque et aux prochaines constructions vincennoises et donner des noms de personnalités féminines à certaines rues.

 

Lutte contre les violences de genre

  • Favoriser à l’échelle locale le relais des structures d’accueil et d’écoutes nationales par le soutien des collectifs et associations féministes
  • Mise en place de permanences d’accueil et d’écoute 24/24, 7/7.
  • Formation de la police municipale à l’écoute et la prise en charge des victimes et institution d’une référente dédiée.

 

Une ville de sport et de culture ouverte à toutes et à tous

Constat :

Les acteurs associatifs sportifs et culturels sont nombreux sur Vincennes avec un foisonnement d’activités proposées, ce qui est très positif. Cependant ces associations sont très hétérogènes : certaines sont très largement subventionnées par la Ville, ce qui questionne parfois sur leur réelle autonomie et leur vie démocratique. D’autres associations, qui devraient remplir des missions d’intérêt général, ne sont finalement que des structures à vocation lucrative et de par leur tarification écartent la partie de la population la moins favorisée. Enfin, le tissu associatif ne touche pas tous les publics et ne couvre pas certaines activités.

 Quelques chiffres :

Près de 200 associations participent chaque année à la journée des associations.

Plus de 1000 élèves fréquentent chaque année le conservatoire mais un grand nombre d’enfants sont refusés par manque de place.

Notre objectif :

Nous souhaitons mettre en œuvre une politique volontariste de développement de la pratique sportive et d’accès à la culture pour tous quel que soit son âge, son niveau de revenu, sa santé ou son handicap. A cet effet, il est essentiel dès le début de mandat de lancer une évaluation de la politique culturelle et sportive pour mieux ensuite la co-construire avec les acteurs de notre territoire. Sans attendre, trois actions prioritaires seront lancées avec la création d’une maison sport santé, la construction d’un Skatepark et la rédaction d’une charte de la vie associative.

 

Nos leviers d’action : 

La création d’une Maison Sport Santé

Les maisons sport santé sont destinées à des personnes souhaitant débuter ou reprendre une activité sportive pour leur santé et leur bien-être. Afin de donner l’opportunité à chaque Vincennois de pratiquer une activité physique et sportive à des fins de santé et de réduire les comportements sédentaires, un espace public communal sera créé.

  • Nous créerons à Vincennes une maison sport-santé. Inscrits résolument dans une logique de service public local, les services de notre maison sport santé s’appuieront sur l’expertise de professionnels de santé et les compétences des clubs locaux, étoffés si besoins par des éducateurs sportifs recrutés par la Ville.
  • La maison sport santé sera aussi destinée aux personnes en situation de handicap.
  • Dès l’été 2020, des séances gratuites de gym douce et d’arts martiaux internes seront instituées dans les parcs, équipements extérieurs de la Ville et dans le Bois de Vincennes.

 

Un politique culturelle et sportive co-construite

Le monde associatif vincennois très actif devrait légitimement pouvoir participer à la co-construction de nos politiques publiques en matière sportive et culturelle. Par ailleurs, nous devrons travailler à plus de transparence dans les critères d’attribution des subventions, à un meilleur ciblage des publics prioritaires, à la modulation de la tarification des activités.

  • Nous lancerons une évaluation globale et co-construite de la politique sportive et culturelle communale.
  • Nous renouvellerons le «partenariat» avec l’Espace Sorano, sa gestion sera plus transparente et associera des citoyens et des élus de l’opposition.
  • Nous inciterons les associations à mettre en place la tarification au quotient familial pour leurs activités et en assurant la compensation financière.
  • Après les nombreux dysfonctionnements constatés depuis plusieurs années, nous évaluerons et remettrons à plat le mode de gestion en délégation de service public (DSP) du Dôme (Bassin aquatique du Domaine du Bois).
  • Nous finaliserons la concertation avec la Ville de Paris pour préserver les activités des clubs de foot, de rugby, d’athlétisme, de badminton et de basket au Stade Léo Lagrange.
  • Nous étudierons la possibilité d’accueillir une compagnie de théâtre ou un collectif d’artistes en résidence.
  • Nous rendrons plus visible les associations handi-accueillantes et accompagnerons les associations dans l’accueil des publics handicapés.

 

Rédaction d’une charte de la vie associative 

Impulser dès septembre 2020 avec l’ensemble du tissu associatif et en s’appuyant sur les différents comités consultatifs de la ville, la rédaction d’une charte de vie associative qui permettra notamment : 

  • Un encouragement au développement d’une vie associative garante de l’intérêt général et d’une démocratie locale vivante et participative, fondée sur les valeurs essentielles de liberté, d’égalité, de fraternité et de respect de l’environnement.
  • La promotion de l’engagement associatif et du bénévolat.
  • La valorisation des activités associatives en milieu scolaire et périscolaire.
  • Une transparence des financements, et l’attribution de subventions selon une grille de critères élaborée en concertation avec les associations.
  • Une redéfinition de la mise à disposition des équipements et de l’attribution des créneaux.

 

La mise en place d’actions prioritaires sport/culture en direction de tous et en particulier des jeunes

Afin de dynamiser la vie culturelle et sportive de Vincennes nous lancerons sans attendre des initiatives attendues depuis trop longtemps.

  • Nous construirons, un skatepark et nous organiserons des séances gratuites ou stages encadrés par des éducateurs diplômés (Roller, Skate, Trottinette freestyle, Parkour….) sur tout autre support mobilier adapté.
  • Nous développerons au sein du Conservatoire des parcours de pratiques amateur ou loisir en musique et danse permettant d’élargir le public et les niveaux d’enseignement.
  • Nous créerons une école municipale d’art plastique accessible aux publics de tous âges et tous niveaux de formation (cours inter-âge, « famille ») afin de proposer un ensemble cohérent d’ateliers conduisant à l’enrichissement des pratiques artistiques amateurs (peinture, sculpture, dessin, art visuel, art numérique …). Cette école nouera des partenariats avec les écoles, les maisons de retraites, le centre social.
  • Nous programmerons tous les ans une journée des artistes amateurs vincennois sur plusieurs lieux d’exposition et nous soutiendrons les ateliers d’artistes présents sur la ville.
  • Nous programmerons des concerts de Rap/Rock/musiques urbaines dans les différents équipements culturels.
  • En concertation avec les personnels concernés nous étendrons les horaires d’ouverture des bibliothèques municipales.

 

La jeunesse est notre avenir, donnons-lui les moyens de nous faire changer d’ère

Constat :

C’est une évidence, les enfants d’aujourd’hui sont les acteurs de demain. Mais que voient-ils de l’ampleur des transformations nécessaires ? Il est impératif de les emmener dans un nouveau récit, qui se déroule loin des écrans. Et ne les sous-estimons pas : avec un bon niveau d’information, les plus grands peuvent aussi prendre en main leurs lieux de vie pour les mettre en cohérence avec les enjeux de l’urgence écologique.

Quelques chiffres :

Ce sont près de 5000 enfants qui sont scolarisés dans les écoles publiques de la ville de Vincennes, et chaque année de nouvelles familles s’installent. La jeunesse et la petite enfance représentent un budget de 13,5 millions d’euros dans le budget annuel, un levier significatif dans la politique écologique de la ville.

Notre objectif :

Nous souhaitons aider à tisser ou retisser le lien qu’ont nos jeunes à la nature et aux autres, et ce dès le plus jeune âge. Cela passe par la mise en place de ressources spécifiques coordonnées à l’échelle de la ville, comme les jardins pédagogiques, et d’un contexte d’apprentissage aussi apaisé que possible.

 

Nos leviers d’action :

Engager le Projet Educatif Territorial dans la transition écologique

Les enfants vivant en zone urbaine sont éloignés de la nature. Leur apprendre des bases de jardinage va leur permettre de tisser ce lien tellement important avec leur environnement.

  • Mise en place d’ateliers après l’école axés sur l’agriculture urbaine dans les jardins potagers de la ville, de la fertilisation des sols à la permaculture.
  • Mise à disposition des écoles maternelles et élémentaires de la ville de terrains dans les jardins potagers de la ville.

 

Instaurer un débat informé sur la semaine de 4 jours

Mise en place sans réel débat et après une pseudo concertation, l’organisation actuelle de la semaine scolaire sur 4.5 jours avec le mercredi matin travaillé, ne répond plus aux attentes de la communauté éducative et semble faire l’unanimité contre elle.

A l’heure où toutes les communes du Val-de-Marne (sauf 2) sont passées aux 4 jours, il n’est simplement plus tenable de maintenir les rythmes actuels, chaque année le remplacement et le recrutement des enseignants se font plus difficiles.

Aussi nous proposons : d’abandonner l’organisation scolaire sur 4,5 jours en vigueur (incluant le mercredi matin). Nous ouvrirons une large concertation avec les parents, les enseignants, les animateurs, les citoyens vincennois pour choisir un nouveau rythme scolaire : soit la semaine sur 4 jours (éventuellement avec des horaires différents en fonction des jours) ou bien une semaine scolaire sur 4.5 jours avec école le samedi matin pour remettre du lien entre les parents et l’école.

 

Protéger les enfants contre les pollutions

Les enfants sont particulièrement vulnérables à la pollution de l’air (risques d’asthme, d’infections ORL et de troubles de développement neurologique). Nous prendrons donc des mesures spécifiques dans et autour des établissements scolaires et des crèches pour les protéger :

  • Restriction ou interdiction de la circulation sur les axes routiers aux abords des écoles en développant les rues piétonnes et les « rues scolaires » piétonnisées une partie de la journée.
  • Mise en place des pédibus et des vélobus pour la dépose des enfants à l’école.
  • Développement des dispositifs de stationnement des vélos et trottinettes.
  • Rendre les écoles et autres lieux publics « espaces à faible émission de polluants » en agissant sur la ventilation des bâtiments, leur chauffage, le choix des matériaux et des produits nettoyants notamment en bannissant des écoles et des crèches les produits d’entretien irritants pour la peau et susceptibles d’émettre des Composés Organiques Volatils (COV), tant décriés par les ATSEM.
  • Réalisation d’audits systématiques de la qualité de l’air dans les écoles et les crèches ouvrant à des travaux d’amélioration lorsque nécessaire.

 

Inspirer nos enfants en leur offrant un contexte d’apprentissage exemplaire

Les habitudes acquises dès le plus jeune âge créent un système de références, que nous gardons toute notre vie. Les établissements scolaires et les crèches de la ville doivent offrir un environnement exemplaire à tous points de vue :

  • Elaborer un plan d’action pour assurer la continuité d’enseignement en temps de canicule, dont la végétalisation des cours d’école pour créer un effet « oasis » pour tout le quartier.
  • Veiller à ce que le déjeuner et le goûter soient un temps apaisé par l’insonorisation des cantines.
  • Municipaliser les cantines des crèches et des écoles, afin de s’engager sincèrement dans le bio et le local (voir le chapitre Alimentation-Agriculture).
  • Permettre une école inclusive pour tous les enfants quel que soit leur handicap en proposant des campagnes de sensibilisation au handicap et en améliorant l’accessibilité des bâtiments : rampe d’accès, ascenseur, insonorisation…

 

Créer du lien entre familles et entre générations dans des lieux de vie communs

De plus en plus de familles avec de jeunes enfants rejoignent Vincennes, et il n’existe quasiment pas de lieu ouvert à toutes les générations où les enfants sont explicitement bienvenus.

  • Favoriser l’installation d’un tiers lieu associatif accueillant pour les enfants et leurs familles, café concept proposant des ateliers d’éveil et une socialisation accompagnée, inspiré de la convention pour les Droits de l’enfant.
  • A l’occasion de fermetures de rues au trafic le weekend end pour des fêtes de quartier, enrichir d’animations ponctuelles « La rue aux enfants » afin de leur donner une place explicite.
  • Faire de l’école un lieu de vie de quartier en invitant les parents à animer des ateliers le samedi matin, sur des thèmes qu’ils souhaitent transmettre.

 

Donner aux éco-délégués les moyens d’avoir de l’impact dans leurs établissements

Chaque classe au collège et au lycée a élu un binôme d’éco-délégués, dont la mission est d’engager leur communauté dans la lutte contre le réchauffement climatique et la protection de la biodiversité. Donnons-leur l’appui nécessaire à leur succès :

  • Fournir du contenu spécifique à Vincennes, en particulier les éléments de calcul du bilan carbone.
  • Inviter un collège des éco-délégués à intervenir en conseil municipal.
  • Créer un concours vidéo pour les 11-20 ans, sur le thème de l’écologie en action.

 

Accorder plus de place à la nature dans notre ville

Constat :

Les politiques de végétalisation urbaine répondent à de nombreux objectifs : préserver et entretenir la biodiversité, s’adapter aux accidents climatiques, réduire la pollution, améliorer la qualité de vie et la santé des habitants. Même si la proximité du Bois de Vincennes lui offre un poumon appréciable, la ville de Vincennes ne saurait s’affranchir d’une politique volontariste propre pour favoriser la place de la nature en ville, malgré le défi posé par une densité urbaine parmi les plus élevées de France. Vincennes est une ville très minéralisée, entièrement pavée dans son centre où les arbres sont le plus souvent plantés en pot plutôt qu’en pleine terre, qui continue sa mutation vers le tout béton. 

Quelques chiffres :

Au 1er janvier 2019, la commune comptait quelque 50 000 habitants et 70 000 m2 d’espaces verts. Avec moins de 1,5 m² d’espace vert par habitant, Vincennes est très loin des recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui préconise au moins 10 m² par habitant.

Notre objectif :

Nous souhaitons laisser plus de place à la nature en ville et d’améliorer la gestion de l’eau, afin de préparer l’adaptation au changement climatique et favoriser la biodiversité, tout en améliorant le cadre de vie. Ces objectifs nécessitent, dans une ville très dense comme Vincennes, de gagner sur l’espace occupé pour le stationnement et la circulation des voitures.

 

Nos leviers d’action :

Végétaliser la ville et dés-imperméabiliser les sols

La nature en ville a de nombreuses vertus qui ne sont plus à démontrer : lutte contre le phénomène des îlots de chaleur urbain, réduction de la pollution, amélioration du cadre de vie, amélioration de la biodiversité, stimulateur de lien social, bénéfices pour la santé, régulation des eaux pluviales. Pour ce faire, nous végétaliserons la ville autant que possible :

  • Nous établirons un diagnostic de tous les lieux publics qui peuvent « accueillir » un arbre et multiplierons les plantations en pleine terre d’essences variées.
  • Nous favoriserons le développement des murs végétalisés.
  • Nous augmenterons les espaces verts dans les rues y compris en encourageant des rues-jardins d’initiative citoyenne.
  • Nous végétaliserons des cours d’école et y installerons des parties en pleine terre et des revêtements drainants pour diminuer l’imperméabilisation.
  • Nous densifierons la végétation des parcs publics.

 

Favoriser la biodiversité sous toutes ses formes 

Le déclin de la biodiversité, en particulier des populations d’insectes et d’oiseaux, peut être combattu partout, même en ville. Pour favoriser la biodiversité sur le territoire de la commune :

  • Nous diversifierons les variétés d’arbres et autres végétaux en prenant en compte les risques allergiques.
  • Nous tiendrons compte du respect des trames vertes et brunes traversant Vincennes.
  • Nous irons au-delà de la réglementation actuelle et interdirons l’usage de tous les herbicides et insecticides nocifs en termes de santé et de biodiversité.
  • Nous utiliserons de nouvelles méthodes d’élagage des arbres plus favorables à la biodiversité.
  • Nous installerons des hôtels à insectes, des nichoirs pour les chouettes, chauves-souris et passereaux…

 

Lutter contre la pollution visuelle et lumineuse

La pollution lumineuse perturbe la vie animale, et représente une dépense d’énergie importante. C’est pourquoi nous engagerons une politique active de réduction de l’éclairage en :

  • Interdisant la publicité lumineuse dans l’espace public.
  • Renforçant les règles liées à l’éclairage nocturne des devantures des magasins et des bureaux.
  • Optimisant l’éclairage public municipal.

 

Créer des jardins expérimentaux et pédagogiques

Afin de développer une culture de la nature auprès de tous les publics, partager les bonnes pratiques, sensibiliser les citoyens de demain, nous :

  • Proposerons la création de jardins pédagogiques en lien avec les écoles de la ville et l’expérimentation d’un espace d’agriculture urbaine (forêt-jardin en permaculture, voir également notre Chapitre Alimentation-Agriculture).
  • Inciterons entreprises et collectivités à utiliser une partie de leurs espaces pour des potagers ou vergers en coopération avec leurs salariés.

 

Améliorer la gestion de la ressource « eau »

L’eau potable est une ressource précieuse dont la qualité de gestion peut avoir des répercussions pour les habitants en termes de tarif ou de qualité du réseau. Ainsi :

  • A l’exemple de ce que Paris a fait il y a dix ans, nous porterons au sein du Syndicat des Eaux d’Ile-de-France (SEDIF) la volonté de passer la production et la distribution de l’eau potable en régie publique ce qui permettra de faire des économies immédiates sur le prix de l’eau.
  • Nous demanderons un audit sur les fuites d’eau au sein du réseau municipal d’eau potable afin de pouvoir diminuer la consommation d’eau de la ville.
  • Nous déploierons des fontaines d’eau potable dans les principaux points de rassemblement de Vincennes. Couplées avec des espaces rafraichis, elles permettront de se réhydrater en cas de fortes chaleurs.

 

Une ville qui respire et favorise l’accès au logement pour tous

Constat :

La Place Bérault ? Un exemple symbolique du manque de concertation de la politique d’urbanisme de la municipalité qui n’a pas su écouter une part importante des habitants concernés, tout cela pour aboutir à une place très minérale avec sept petits arbustes.

L’Hôtel des jardins ? L’exemple le plus parlant de la politique de greenwashing de la ville qui préempte cet établissement où les Vincennois pouvaient se restaurer dans un rare jardin intérieur pour en privatiser l’accès au profit des seuls élèves d’une école privée.

Les Emplacements réservés ? 81 parcelles concernant 400 habitants sur lesquelles s’exerce une menace anxiogène d’expropriation sous couvert de construction de logement social qui se révèle être un prétexte quand on voit la faible part de logements sociaux dans les programmes de promotion immobilière.

Autant de dossiers symboliques où la municipalité sortante s’est emmurée dans son entêtement, méprisant les habitants concernés, se servant du logement social comme d’une contrainte sans remettre en cause un urbanisme qui artificialise encore plus la ville avec moins de pavillons et plus d’îlots de chaleur.

Quelques chiffres :

Le taux de logements sociaux à Vincennes au 1er janvier 2018 atteignait 11,01% avec 2 769 logements, loin de l’objectif de 25% fixé par la réglementation pour favoriser la mixité sociale.

Le prix moyen de l’immobilier est passé à 8 864 euros le m2 avec une évolution de +15,70% sur cinq ans, rendant plus difficile encore l’accès à la propriété pour tous.

Notre objectif :

La municipalité doit faire preuve de plus d’imagination pour concilier ces deux objectifs politiques qui ne doivent plus être présentés comme contradictoires : accroître la biodiversité dans une ville très dense tout en favorisant l’accessibilité de tous à un logement digne, dans le parc privé comme social, en tant que locataire ou propriétaire.

 

Nos leviers d’action :

Sanctuariser les jardins existants et valoriser le patrimoine paysager de la ville !

La végétation devenant de plus en plus rare dans une ville qui s’artificialise, tous les espaces verts de la ville (publics et privés) seront intégrés dans une démarche de valorisation de tous les jardins existants :

  • En lien avec l’Établissement public territorial Paris-Est-Marne et Bois compétent en matière d’urbanisme, et avec une réelle concertation avec les habitants concernés à travers nos instruments de démocratie participative, redéfinition du Plan Local d’Urbanisme (PLU) avec une remise en cause de la politique des emplacements réservés et une réévaluation des espaces verts de la ville déjà inscrits au PLU et la recherche de plus d’espaces pouvant intégrer cette trame verte en « pas japonais ».
  • Imposition d’un coefficient de pleine terre minimum pour toute nouvelle construction (aujourd’hui 50% du terrain doit être libre mais seulement 5 à 10% en pleine terre, faute au parking en sous-sol).
  • Obligation de planter 1 arbre/50m2 non construit (aujourd’hui 1 arbre/100m2).
  • Abrogation d’un nombre de places de stationnement minimum dans le cadre des nouvelles constructions pour accroître la surface végétale.

 

Création d’un nouveau parc

En lien avec la ville de Paris, création d’un nouveau parc vincennois de 10 hectares dans le bois de Vincennes. Ce parc directement géré par la ville deviendra le premier lieu de détente et de loisirs des Vincennoises et des Vincennois.

 

Favoriser réellement la mixité sociale

En concertation avec la Préfecture, il faut accroître sensiblement la part de logements sociaux dans les nouveaux programmes immobiliers qui actuellement se situe autour de 30%, ce qui ne permet pas d’atteindre l’objectif imposé par la loi :

  • Abaisser le seuil minimal du nombre de logements par programme obligeant à un quota de logement social à 10 logements (contre 20 actuellement). Augmenter le taux de logements sociaux par opération à 50%.
  • En concertation avec les bailleurs sociaux et des associations telles que Habitat et Humanisme, manier avec plus de subtilité le Droit de préemption urbain renforcé.
  • Préempter une fois vacant le site de la Banque de France pour faire 50% de logements sociaux, en conformité avec une recommandation de la Cour des Comptes.
  • Encadrer l’augmentation des loyers dans les logements privés comme le permet la loi.
  • En partenariat avec les propriétaires concernés avec une garantie des loyers, lutter contre les logements vacants pour accroître le parc social.

 

Assurer le parcours résidentiel des Vincennois et de leurs enfants

Assurer le parcours résidentiel des Vincennois, c’est leur permettre la mobilité d’un logement à un autre selon l’évolution du ménage au cours de leur vie. Pour ce faire, la diversité des typologies de logements et leur accessibilité seront nos enjeux premiers.

  • Transformer la VINCEM, société immobilière de la Ville, en Organisme Foncier Solidaire (OFS) et permettre le Bail Réel Solidaire (BRS) : la collectivité reste propriétaire du foncier, tout en permettant à l’acheteur d’acheter l’immobilier (les murs), ce qui fait baisser le prix de 30 à 50% à l’achat et limite la spéculation immobilière (obligation de revendre au prix d’achat, et à des personnes sous condition de ressources).
  • Mise en place d’un Prêt à Taux Zéro pour les Vincennois avec garantie de la VINCEM.
  • Promouvoir la construction de logements familiaux (minimum trois pièces) pour que les familles qui s’accroissent puissent rester à Vincennes.
  • Mettre en place une bourse d’échange des logements dans le parc social entre des grands et petits appartements avec garantie de non-augmentation du loyer pour les familles concernées.
  • Favoriser les projets d’habitat intergénérationnel qui impliquent les jeunes et les aînés et où chacun garde son indépendance.
  • Accompagner la création de coopératives d’habitat dans le cadre de la loi ALUR.

 

Préserver et valoriser le patrimoine bâti de la ville

  • Réévaluation de l’inventaire des architectures remarquables avec un diagnostic extérieur mais également intérieur effectué avec l’accord des propriétaires.
  • Conditionner tout permis de construire à une démarche architecturale privilégiant la rénovation avant la destruction/construction.
  • Toute nouvelle construction devra être l’objet de grandes ambitions en matière environnementale et devra être labellisée (HQE, BDF bâtiment durable francilien, BEPOS bâtiment à énergie positive …) en privilégiant les matériaux recyclés ou à défaut bio-sourcés et en favorisant la construction permettant la déconstruction sélective.

 

Favoriser l’accessibilité de tous à un logement digne

Face au nombre croissant de personnes sans abri dans le bois de Vincennes, la ville se doit de prendre sa part de responsabilité :

  • En concertation avec l’ensemble des associations caritatives et la Préfecture, rendre effectif le droit au logement opposable (DALO) au niveau communal en privilégiant les PLAI (Prêt Locatif Aidé d’Intégration), logements sociaux destinés prioritairement aux personnes les plus défavorisées (voir également le chapitre pour une Ville plus solidaire).
  • Trop de personnes handicapées vivent « emmurées » chez elle par faute de logement adapté. Il est nécessaire de faire un état des lieux des logements accessibles du parc public avec les bailleurs et travailler une charte de l’accessibilité pour une meilleure orientation.
  • De même, nous ferons respecter les normes de construction en matière de logement accessible dans chaque programme.

 

Pour un espace public sûr et apaisé

Constat :

Pour Vincennes Respire, il faut prendre au sérieux tout sentiment de mal-être, qui reflète un « climat » caractérisé par le sentiment, justifié ou non, d’insécurité et d’une montée des violences de tous ordres : attentats, agressions contre la police et violences policières, violence sociale et fractures entre les territoires, violence des banlieues, etc. L’amélioration des rapports entre la police et les citoyens est une clé pour l’efficacité de la politique de sécurité. Face à ce constat, les solutions ne peuvent être que multifactorielles.

Par ailleurs, nous ne pouvons pas ignorer le malaise de la police et celui de l’institution judiciaire. Ce malaise est lié à plusieurs facteurs qui s’entretiennent et se renforcent mutuellement : la dégradation des conditions de travail, l’augmentation du nombre d’interventions depuis les attentats, une mauvaise organisation du travail, des procédures judiciaires trop lourdes et chronophages…

Quelques chiffres :

Pas de chiffres car il existe toujours un décalage entre le ressenti personnel qui est légitime, la réalité des actes et les statistiques officielles. L’important est d’œuvrer à un ressenti positif de toute personne qui doit pouvoir se déplacer à toute heure en toute quiétude.

Notre objectif :

La tranquillité d’esprit est ce qui définit une ville où l’on se sent bien. La sécurité ainsi que la sûreté des biens et des personnes ne doivent plus être pensées sous l’ange manichéen Prévention/Répression mais se penser à la racine des problèmes. Sans angélisme, recréer du lien entre voisins d’un même immeuble et d’un même quartier, donner toute son efficacité à la convivialité, avec un souci constant pour les plus vulnérables d’entre nous, les enfants, les personnes dites handicapées, les seniors nos aînés.

 

Nos leviers d’action :

Lutter contre les incivilités en favorisant les conditions d’un vivre-ensemble bienveillant et cordial

Contrairement aux idées reçues, de nombreux cambriolages ont lieu alors que les habitants sont à leur domicile. La plupart des cambrioleurs se font passer pour des représentants, des policiers, gendarmes, des agents d’EDF, du service des eaux. Et beaucoup de cambriolages ont lieu en pleine journée.

  • Nous inciterons sous différentes formes à plus de convivialité entre voisins et ainsi mieux se connaître pour assurer une permanence bienveillante dans nos lieux de vie.
  • Nous créerons un « registre permanent des absences» accessible à toute heure sur place ou en ligne géré par la police municipale en lien avec le commissariat de police pour signaler toute absence de longue durée.
  • Sur la base des déclarations de cambriolage, des plans d’actions seront déclinés pour chaque quartier pour prévenir d’autres cambriolages procédant avec le même modus operandi.
  • Nous garantirons une intervention rapide dans tous les cas de d’occupation de hall d’immeubles en privilégiant le dialogue et en favorisant les alternatives.

 

Faire de la police municipale une police de proximité du quotidien  

  • Redéfinition du statut des agents de la police municipale et leurs missions afin de permettre un régime juridique proche de celui de l’assermentation de gardes champêtres les habilitant à rechercher et à constater les infractions aux dispositions du Code de l’environnement(comme par exemple pour le dépôt sauvage d’encombrants ou d’épaves).
  • Amélioration de l’accueil des personnes victimes de violence, notamment les mineurs, avec possibilité de pré-plaintes en lien avec le commissariat.
  • Favoriser au maximum la circulation des agents à vélo ou en scooter électrique pour une police de proximité plus agile mieux à même de faire respecter les règles du quotidien (lutte contre les dépôts sauvages, les déjections canines qui empoisonnent la vie des piétons, les trottinettes électriques sur les trottoirs…) et aussi créer davantage de liens avec les Vincennois.
  • Equiper les policiers de caméra piéton, pour favoriser des rapports courtois entre la police et la population.
  • Renforcer les contrôles pour s’assurer du respect des normes Crit’Air et lutter contre les pollutions locales.

 

Mieux associer les habitants au vivre ensemble en redéfinissant les missions du Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD)

  • Réévaluer l’efficacité et la cartographie des caméras-protection en lien avec les habitants concernés.
  • Permettre à l’opposition d’intégrer le CLSPD.
  • Rendre obligatoire un rapport annuel du CLSPD au Conseil municipal avec possibilité de questions du public.

 

Mieux former à la culture de la non-violence et favoriser les relations inter-générationnelles

  • Introduire des formations à la communication non-violente dans les écoles et les services publics.
  • Élaborer un plan « se déplacer l’esprit tranquille », associant tous les acteurs locaux (publics, privés, associatifs, citoyens), pour lutter contre le sentiment d’insécurité des aînés.

 

Pour un développement économique durable et porteur de sens

Constat :

La transition écologique est un formidable levier de développement économique. Génératrice d’emplois non délocalisables, elle offre de multiples opportunités de création d’activités nouvelles et solidaires. Bien que jouissant d’une position privilégiée et de conditions favorables, Vincennes est pour l’instant clairement restée à l’écart de ce mouvement.

Quelques chiffres :

92% des entreprises vincennoises comptent moins de 10 salariés et 72% sont des entreprises individuelles. Des centaines d’entreprises ont déjà été identifiées en France comme participant à la transition écologique et permettant de trouver un emploi porteur de sens. Qu’attendons-nous pour inscrire Vincennes dans cette dynamique ?

Notre objectif :

La transition écologique sera solidaire ou ne sera pas. Cette conviction est au cœur de notre action et guidera l’ensemble de nos politiques. Nous ferons de Vincennes une ville à la pointe de l’innovation en matière environnementale et une vitrine de l’économie sociale et solidaire.

 

Nos leviers d’action :

Une ville à la pointe de l’économie sociale et solidaire

L’économie sociale et solidaire (ESS) regroupe des acteurs partageant des caractéristiques essentielles : un projet économique au service de l’utilité sociale, une mise en œuvre éthique, une gouvernance démocratique et une dynamique de développement fondée sur un ancrage territorial et une mobilisation citoyenne. Dans ce cadre :

  • Nous encouragerons la création sur le territoire de Sociétés Coopératives d’Intérêt Collectif (SCIC) et de Coopératives d’Activité et d’Emploi (CAE) avec la mise en place d’un appel à manifestation d’intérêt.
  • Nous organiserons un trophée des entrepreneurs sociaux.
  • Nous susciterons des vocations dans les secteurs de l’ESS avec l’ensemble du milieu éducatif, de l’orientation et de l’insertion professionnelle.
  • Les Systèmes d’Echange Local (SEL) seront encouragés.

 

Pour un développement touristique éco-responsable

Le tourisme est devenu au fil des ans une activité essentielle de l’économie locale mais à l’instar d’autres grandes villes nous ne souhaitons pas que le tourisme se développe au détriment de la qualité de vie des Vincennois et se traduise par encore plus de difficultés pour se loger.

  • Nous encadrerons strictement les plateformes de locations d’appartement meublés (type Airbnb) en faisant respecter l’obligation légale de déclaration en Mairie pour les professionnels et en limitant à 120 jours le nombre de nuitées par an pour une résidence principale.
  • Nous interdirons toutes nouvelles constructions d’hôtels se substituant à des logements.
  • Nous favoriserons l’écotourisme, les échanges interculturels, les visites à vélo au départ de Vincennes.

 

Une attractivité renforcée pour les entreprises qui œuvrent pour la transition écologique

Grâce à un accompagnement plus affirmé des entreprises et des startups dont l’innovation et le développement durable sont au cœur de leur projet :

  • Nous œuvrerons pour la création d’un FabLab (lieu ouvert au public où sont mis à disposition des outils, notamment machines-outils pilotées par ordinateur, pour la conception et la réalisation d’objets).
  • La ville se dotera d’un incubateur dédié aux startups actives dans l’économie circulaire et les « green tech ».
  • La bourse aux locaux vacants sera optimisée pour les entreprises à vocation environnementale.

 

Pour une ville intelligente et sobre

Face aux usages en pleine mutation et la montée en puissance des services technologiques et numériques, la ville doit se réinventer. Dans cette nouvelle configuration, à la fois sociétale, politique et environnementale, il s’agit de s’appuyer sur des solutions pragmatiques :

  • Un usage raisonné dans les politiques de la ville des technologies selon le principe du bilan avantages/coûts pour optimiser les dépenses d’énergie et rendre la ville plus sobre.
  • Des nouvelles technologies au service des Vincennois et de la transition énergétique : logistique du dernier kilomètre, arrosage intelligent, gestion de l’auto partage, mise en commun de ressources et de compétences…

 

Un accompagnement des commerçants, artisans et entreprises vincennois dans leur démarche de transition

De nombreuses solutions existent pour permettre aux entreprises de s’engager sur la voie la transition écologique : réduction des déchets à la source, plus grande sobriété, approvisionnement écoresponsable… Ensemble, nous accompagnerons les acteurs économiques vincennois et mettrons en place des mécanismes incitatifs forts pour favoriser l’emploi et la transition écologique :

  • Nous renforcerons les moyens de la Mission Locale pour l’Emploi pour assurer à tous les jeunes de Vincennes une meilleure insertion par l’emploi.
  • Nous soutiendrons les commerçants qui proposent une alimentation saine et de qualité qu’ils soient indépendants ou collaboratifs.
  • Nous aiderons les artisans et les entreprises qui s’engagent dans des démarches de réduction des déchets, d’approvisionnement écoresponsable.

 

Une ville exemplaire en matière de condition animale

Constat :

Depuis la loi du 28 janvier 2015, l’animal est désormais reconnu comme un « être vivant doué de sensibilité» et n’est plus considéré comme un bien meuble. Ainsi, il n’est plus défini par sa valeur marchande et patrimoniale mais par sa dimension affective et sensible.

Les animaux sont présents à nos côtés. Domestiques ou sauvages, ils organisent leur quotidien en fonction du notre en recherchant notre présence ou en nous évitant.

Quelques chiffres :

Parmi les animaux domestiques on estime entre 5 000 et 10 000 le nombre de chats qui vivent actuellement à Vincennes et environ 2 500 chiens. Par ailleurs, comme toutes grandes villes et plus encore de par la proximité du bois, Vincennes abrite de nombreuses espèces d’animaux sauvages.

Notre objectif :

Nous donnerons une place dans la vie municipale aux animaux qui ne peuvent prendre part aux débats. Le bien-être des animaux doit être un critère déterminant dans les décisions prises par la ville de Vincennes.

 

Nos leviers d’action :

Afin de reconnaître l’importance des animaux dans la ville

Nous attribuerons une délégation à la « condition animale  et à l’animal en ville » à un(e) conseiller(ère) municipal(e).

Doté d’un budget et d’un service dédié, il ou elle coordonnera les politiques municipales ayant un impact sur les animaux de compagnie et sauvages.

 

Faire respecter le bien-être et les droits des animaux sur le territoire communal et au-delà

Le bien-être des animaux doit être un critère déterminant dans les décisions prises par la municipalité.

  • Nous ajouterons une clause de bien-être animal dans tous les marchés publics ou concessions de la ville de Vincennes.
  • Nous inscrirons l’éducation à l’éthique animale et le respect du vivant dans le Projet Educatif Territorial (PEDT).
  • Nous interdirons les divertissements basés sur l’exploitation animale à Vincennes y compris les spectacles de montreur d’ours et soutiendrons les communes voisines qui s’engagent sur cette voie.
  • Nous favoriserons l’accès à des soins vétérinaires à peu de frais afin de permettre à toutes les personnes précaires, chômeuses ou âgées de soigner leur animal.

 

Soutien aux associations de défense des animaux

  • Nous soutiendrons les associations de protection des animaux qui œuvrent sur Vincennes.
  • Nous passerons une convention avec une association œuvrant pour la prise en charge des chats errants.

 

Pour une alimentation moins carnée

Nous mettrons en place une alternative végétarienne à chaque repas dans toutes les cantines scolaires et publiques (voir à ce sujet le chapitre Alimentation).

 

Privilégier une gestion douce et écologique de la population des animaux dits « indésirables »

Nous définirons une politique de régulation de la prolifération d’animaux considérés comme « indésirables » : rats, pigeons, punaises de matelas, corbeaux, fouines…

  • Après avoir procédé à un inventaire de la biodiversité communale nous mettrons en place des actions préventives plutôt que curatives afin de limiter la prolifération des « indésirables » : haut niveau de propreté, poubelles publiques rigides fermées et conteneurs enterrés, sensibilisation des habitants pour éviter le nourrissage individuel…
  • Si une régularisation de population s’avère nécessaire, nous opterons pour des solutions alternatives comme par exemple la mise en place de pigeonniers, la stérilisation…

 

Soutenir les EHPAD et les centres de soins qui font entrer les animaux en leurs murs

Les animaux visiteurs permettent d’apporter des moments de réconfort, et la médiation animale est reconnue pour ses nombreux bénéfices.

 

Travailler avec les centres de réinsertion sociale (CHRS) et les centres d’accueil pour trouver des solutions adaptées aux personnes en situation de rue accompagnées d’animaux

En périodes hivernales, les personnes en situation de rue sont souvent obligées de laisser leurs animaux s’ils veulent obtenir une place dans un hébergement d’urgence. Plusieurs solutions peuvent être mises en place comme un partenariat avec la SPA pour garder l’animal.

 

 

 

 

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