Pour un espace public sûr et apaisé

Fév 22, 2020 Le programme

Pour un espace public sûr et apaisé

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Constat :

Vincennes Respire estime qu’il faut prendre au sérieux tout sentiment de mal-être, qui reflète un «climat» caractérisé par le sentiment, justifié ou non, d’insécurité et d’une montée des violences de tous ordres : attentats, agressions contre la police et violences policières, violence sociale et fractures entre les territoires, violence des banlieues, etc. L’amélioration des rapports entre la police et les citoyens est une clé pour l’efficacité de la politique de sécurité. Face à ce constat, les solutions ne peuvent être que multifactorielles.

Par ailleurs, nous ne pouvons pas ignorer le malaise de la police et celui de l’institution judiciaire. Ce malaise est lié à plusieurs facteurs qui s’entretiennent et se renforcent mutuellement : la dégradation des conditions de travail, l’augmentation du nombre d’interventions depuis les attentats, une mauvaise organisation du travail, des procédures judiciaires trop lourdes et chronophages…

Notre objectif :

La tranquillité d’esprit est ce qui définit une ville où l’on se sent bien. La sécurité ainsi que la sûreté des biens et des personnes ne doivent plus être pensées sous l’ange manichéen Prévention/Répression mais se penser à la racine des problèmes. Sans angélisme, recréer du lien entre voisins d’un même immeuble et d’un même quartier, donner toute son efficacité à la convivialité, avec un souci constant pour les plus vulnérables d’entre nous, les enfants, les personnes dites handicapées, les seniors nos aînés.

 

Nos leviers d’action :

Lutter contre les incivilités en favorisant les conditions d’un vivre-ensemble bienveillant et cordial

Contrairement aux idées reçues, de nombreux cambriolages ont lieu alors que les habitants sont à leur domicile. La plupart des cambrioleurs se font passer pour des représentants, des policiers, gendarmes, des agents d’EDF, du service des eaux. Et beaucoup de cambriolage ont lieu en pleine journée.

  • Nous inciterons sous différentes formes à plus de convivialité entre voisins et ainsi mieux se connaître pour assurer une permanence bienveillante dans nos lieux de vie.
  • Nous créerons un « registre permanent des absences» accessible à toute heure sur place ou en ligne géré par la police municipale en lien avec le commissariat de police pour signaler toute absence de longue durée.
  • Sur la base des déclarations de cambriolage, des plans d’actions seront déclinés pour chaque quartier pour prévenir d’autres cambriolages procédant avec le même modus operandi.
  • Nous garantirons une intervention rapide dans tous les cas de d’occupation de hall d’immeubles en privilégiant le dialogue et en favorisant les alternatives.

 

Faire de la police municipale une police de proximité du quotidien en :

  • Redéfinissant le statut des agents de la police municipale et leurs missions afin de permettre un régime juridique proche de celui de l’assermentation de gardes champêtres les habilitant à rechercher et à constater les infractions aux dispositions du Code de l’environnement(comme par exemple pour le dépôt sauvage d’encombrants ou d’épaves).
  • Améliorant l’accueil des personnes victimes de violence, notamment les mineurs, avec possibilité de pré-plaintes en lien avec le commissariat.
  • Favorisant au maximum la circulation des agents à vélo ou en scooter électrique pour une police de proximité plus agile mieux à même de faire respecter les règles du quotidien (lutte contre les dépôts sauvages, les déjections canines qui empoisonnent la vie des piétons, les trottinettes électriques sur les trottoirs…) et aussi créer davantage de liens avec les Vincennois.
  • Equipant les policiers de caméra piéton, pour favoriser des rapports courtois entre la police et la population.
  • Renforçant les contrôles pour s’assurer du respect des normes Crit’Air et lutter contre les pollutions locales.

 

 

  • Réévaluer l’efficacité et la cartographie des caméras-protection en lien avec les habitants concernés.
  • Permettre à l’opposition d’intégrer le CLSPD.
  • Rendre obligatoire un rapport annuel du CLSPD au Conseil municipal avec possibilité de questions du public.

 

Mieux former à la culture de la non-violence et favoriser les relations inter-générationnelles.

  • Introduire des formations à la communication non-violente dans les écoles et les services publics.
  • Élaborer un plan « se déplacer l’esprit tranquille », associant tous les acteurs locaux (publics, privés, associatifs, citoyens), pour lutter contre le sentiment d’insécurité des aînés.

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